Charte du PLD

Mardi 13 juillet 2010

PROJET DE TEXTE FONDAMENTAL DU PLD MIS EN DEBAT

LA CHARTE DU PLD :

Chapitre premier

Pour une République Algérienne Laïque

1. Une modernisation sans modernité

Dès l’indépendance, les dirigeants du pays refusent de faire la séparation entre le politique et le religieux d’où l’introduction de l’article 2 dans la première constitution algérienne ” Islam, religion de l’Etat “. Ils se sont  ingéniés ainsi à instrumentaliser l’islam pour légitimer leur pouvoir mais aussi et surtout pour empêcher toute autonomisation politique de la société. Les pouvoirs en place se sont opposés farouchement à toute ouverture démocratique qui aurait pu mettre en perspective la construction d’un Etat de droit. Une convergence de fait a émergé
entre les courants nationaliste et islamiste. Le courant nationaliste mit en oeuvre une politique de modernisation des infrastructures économiques et sociales du pays, mais à aucun moment cette politique ne s’est accompagnée par la démocratisation de la sphère politique. L’aile islamiste s’est ralliée à l’idée de modernisation du pays à condition que celle-ci ne débouche pas sur les acquis de la modernité, en un mot oui à la modernisation de l’Algérie- mais sans modernité. Car cette dernière signifie un État de droit, avec des élections libres, des libertés de conscience et d’expression, des libertés individuelles et collectives, et une réelle séparation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, etc.
En fait l’idée dominante à cette époque là qui a présidé à tous les choix stratégiques du pays, largement approuvée par tous les patriotes et le courant socialisant, est qu’un programme socio-économique moderne et ambitieux de développement assurant une justice sociale véritable à lui seul, pouvait assurer le décollage de l’Algérie au niveau social et économique et permettre  dans son sillage l’ancrage du pays à la modernité. Le summum de l’alliance entre les nationalistes et les islamistes fut atteint  avec le virage ultralibéral de l’économie algérienne, à partir de 1980. Mais les desseins de cette alliance ont été fortement contrariés
par la crise économique mondiale avec la chute du prix du baril de pétrole en 1986, le discrédit du parti unique et la disparition du bloc socialiste. L’instauration d’un état théocratique en Iran a encouragé le mouvement islamiste dès le début des années 1980. Il a permis l’infiltration de ce dernier au sein de l’université algérienne. Les premières violences armées ont vu le jour avec le ” maquis ” de Bouyali. La prise des mairies en 1990 par le FIS fut une étape dans la confiscation totale du pouvoir politique par les islamistes. L’arrêt du processus ” électoral ” en janvier 1992 a permis de sauver l’Algérie. Depuis 1992 l’islamisme politique est responsable de l’assassinat de dizaines de milliers de citoyens algériens et algériennes, dont beaucoup dans des conditions particulièrement atroces ; des milliers de blessés, dont certains mutilés à vie ; des centaines de ses jeunes filles et jeunes femmes
kidnappées et soumises à des viols collectifs et répétés, avant d’être le plus souvent décapitées, quant d’autres ont perdu la raison; des millions d’habitants poussés à l’exode des campagnes vers les villes ou d’une région vers une autre, fuyant les terroristes ; des centaines de milliers de ses citoyens, constitués principalement de cadres, d’artistes et d’intellectuels, se sont exilés; sans compter les milliards de dollars de dégâts dus aux destructions, au sabotage et aux incendies commis par les islamistes. Ni la loi sur la rahma, ni celle de la concorde civile, ni celle de la réconciliation nationale, ni le projet d’amnistie générale ne feront oublier au peuple algérien le génocide islamiste. Malgré cela, nous assistons, à l’instar de tous les pays musulmans, à la montée en puissance de l’islamisme politique dans toute sa diversité qui vise à l’instauration d’un Etat théocratique plus inégalitaire et un ordre moral encore plus attentatoire aux libertés de conscience et d’expression des musulmans et des croyants des autres religions, ainsi que des agnostiques et de non-croyants. Les islamistes ne sont toutefois pas les seuls à exploiter la religion à des fins sordides. Les dirigeants politiques de nos pays font de même, pour se maintenir indéfiniment au pouvoir et continuer à opprimer leurs peuples.
C’est pourquoi, l’Algérie doit tirer toutes les conclusions de cette expérience sanglante et adopter un antidote pour sortir de cette crise. Notre pays doit pour cela s’inspirer de certaines expériences historiques à valeur universelle et fécondes qui sont parvenues à mettre fin aux guerres de religions qui ont sévit plusieurs siècles. Toutes les tentatives de musellement de la société depuis 1962 n’ont fait toutefois que ralentir, mais non à empêcher, l’inéluctable marche de notre pays vers la modernité et la sécularisation des institutions officielles et l’évolution des mentalités en dépit de la persistance de l’islamisme politique dans la société algérienne et de manœuvres au sommet de l’État. Grâce à leur génie, des peuples ont contribué à des degrés divers à la séparation du politique et du religieux. Mais la plus grande avancée émancipatrice dans ce domaine est sans conteste, la laïcité. Les militants du Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD) sont convaincus que l’instauration de la laïcité en Algérie est le seul moyen de se protéger des conséquences des manipulations politico-religieuses, d’où qu’elles viennent pour construire une Algérie républicaine, démocratique,
moderne et sociale. Il nous faut cependant préciser le sens de la laïcité, pour lever toutes les confusions qui l’entourent d’autant que ses ennemis la confondent sciemment avec l’athéisme.

2. Qu’est-ce que la laïcité ?

La laïcité est la forme d’organisation politique la plus aboutie, consacrant le long processus d’autonomie de l’individu par rapport à la communauté ; processus enclenché, à partir des XVe- XVIe siècles en Occident, et porté intellectuellement pas les philosophes des Lumières. Elle est en ce sens un puissant vecteur de l’affirmation des libertés individuelles et collectives. Elle est un ordre juridique d’organisation de l’État, fondé sur une séparation radicale entre les institutions religieuses et l’État.
Pour autant, la laïcité n’est pas antireligieuse, puisqu’elle garantit la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de chacune et de chacun d’adopter la religion de son choix, d’en changer ou de n’en croire à aucune. Ceci est également valable pour toutes les opinions politiques, philosophiques, culturelles… De même qu’elle garantit leur libre expression dans la sphère privée. C’est ainsi qu’on peut être tout naturellement laïque et musulman, laïque et chrétien, laïque et juif, laïque et bouddhiste, laïque et athée… La laïcité est en revanche anticléricale, dans la mesure où elle s’oppose à la prétention des religions, dont l’islam, à vouloir régenter tous les domaines de la vie des individus. Elle assure de ce fait la primauté de la citoyenneté sur l’appartenance religieuse ou communautaire. Voilà pourquoi, elle bannit les religions et les particularismes de la sphère publique, tout en garantissant leur libre expression dans la sphère privée.

3. Qu’entendons-nous cependant par sphère publique et sphère privée ?

La sphère publique, c’est l’espace de la puissance publique. C’est, autrement dit, l’État et les collectivités territoriales (wilaya, commune). Elle ne doit être régie ni par les lois religieuses ou d’inspiration religieuse, ni par les particularismes de quelque nature que ce soit, mais par des lois positives, modernes et communes à tous les citoyens, au-delà de ce qui les
particularise en tant qu’individus (religion, irréligion, sexe, langue, couleur de peau…) C’est pour cette raison que cette sphère est soumise au principe de neutralité. Il faut comprendre ce principe dans le sens d’indifférence de la puissance publique envers aussi bien les religions que les diverses opinions et appartenances existant dans la société, afin d’être en mesure de traiter sur un pied d’égalité tous les usagers, en leur qualité de citoyens, tout en faisant abstraction de leur qualité d’individus.
Cette neutralité s’applique aux lois et règlements qui régissent le fonctionnement de cette sphère, ainsi qu’à ses rapports avec ses citoyennes et citoyens ; à son personnel, qui ne doit afficher, conformément à sa mission de service public, aucun signe d’appartenance; et à ses locaux où ne doit s’afficher aucun symbole, en dehors de ceux de la République, qui sont des valeurs communes à tous les membres de la nation. Elle s’applique aussi aux élèves des établissements scolaires primaires, moyens et secondaires de l’enseignement public, qui sont des êtres en formation, des sujets en voie de constitution. Quant à la sphère privée, elle se compose de deux espaces : public (rue, mosquée, entreprise commerciale ou industrielle, lieu de loisirs, local syndical) et de l’espace personnel (domicile). La liberté n’est toutefois pas absolue dans les sphères, aussi bien publique que privée. Elle s’exerce dans les limites du respect du principe de l’ordre public, qui n’est pas non plus réductible à la notion de trouble de l’ordre public, bien que cette dernière en fasse partie. Ce titre générique inclut ce que les juristes intitulent les lois impératives. Le respect de ce principe s’impose au citoyen et au chef de l’État . Par séparation radicale entre la sphère publique et la sphère privée, il faut entendre l’autonomie entre ces deux sphères. Chaque sphère ne doit pas s’ingérer dans le fonctionnement de l’autre. C’est pourquoi, c’est un abus de langage que de qualifier par exemple de laïcité, l’anti-religion, voire l’athéisme militant, dans l’ex- URSS. Certes, Lénine avait promulgué, la loi du 23 janvier 1918, relative à la laïcité de l’État soviétique, en s’inspirant de la loi française, du 9 décembre 1905 qui stipulait que tout citoyen est ” libre de professer le culte de son choix ou de n’en professer aucun ». ” Mais l’implication de l’Église orthodoxe russe aux côtés de la contre-révolution intérieure et les États impérialistes, et les graves menaces qu’ils avaient fait peser sur la survie de la jeune République des Soviets, obligèrent les bolcheviques à déclencher de violentes représailles, contre elle, jusqu’à la soumettre au nouveau pouvoir. Ce qui a signifié la mort de la laïcité dans ce pays, car il
fut porté atteinte à la liberté de culte et à l’autonomie du religieux par rapport au pouvoir politique. Bien plus tard, la liberté de culte fut rétablie, mais non l’autonomie du religieux envers les pouvoirs publics. Il en est de même de ce qu’on appelle improprement en Turquie, la laïcité, alors qu’elle s’apparente à la sécularisation qui s’est effectuée à sens unique, puisque la religion est placée sous l’autorité du pouvoir politique. Il s’agit en effet d’une laïcité ” bancale “, dès la tentative de sa mise en place de fait, en 1923, avec l’abolition du système théocratique, incarné par le califat. Elle a consisté également en la nationalisation des mosquées et des écoles coraniques, de la prise en charge de la formation des imams, et celles des théologiens à la faculté d’Istanbul, ainsi que le contrôle du culte, par la création, en 1924, d’un ministère des Affaires religieuses. L’abrogation, en 1928, dans la Constitution de l’article : ” L’islam est religion d’État ” n’eut aucun effet pour la rétablir. Dans les années 1970, le pouvoir ” laïque ” turc enseignera l’islam dans les écoles, comme cela s’est passé dans tous les pays musulmans, croyant couper ainsi l’herbe sous les pieds des islamistes.
Aujourd’hui, la ” laïcité ” en Turquie est à la croisée des chemins avec un président et un gouvernement islamistes, ainsi qu’une Assemblée nationale majoritairement islamiste. Le risque de la dérive vers un État théocratique n’est pas à écarter.

4. La laïcité : un combat démocratique

La lutte pour la laïcisation de l’État algérien n’est ni une utopie, ni une question, qui doit être posée dans un horizon lointain, dans le meilleur des cas. Nous pensons, au contraire, que ce combat est plus que jamais d’actualité, car la séparation des religions et de l’État en Algérie constitue l’une des options fondamentales pour sortir notre pays de son marasme. La laïcité est une tâche de nature nationale et démocratique, car elle est conforme à l’intérêt de la grande majorité de notre peuple et de notre pays. Elle protège la religion, dimension spirituelle essentielle du musulman, de tous les charlatans. Elle répond en effet à un besoin patent chez certains et latent chez beaucoup d’autres. Ses partisans seront encore bien plus nombreux, lorsqu’ils prendront progressivement conscience des liens étroits entre laïcité et réalisation de plusieurs de leurs aspirations profondes et légitimes, telles que l’élargissement du champ de leurs libertés individuelles et collectives, le droit aux libertés d’expression et de pensée, la libération du carcan de traditions conservatrices étouffantes, l’accès à l’égalité totale en droit et en dignité entre les Algériennes et les Algériens.
Ceci d’autant plus, que nous sommes conscients du caractère anachronique, liberticide ou misogyne, de plusieurs lois et pratiques qui régissent notre État et notre société ; et contre lesquelles il nous faut continuer à lutter pour les abroger. Il s’agit avant tout de l’article 2 de la Constitution algérienne qui stipule que : ” l’islam est religion d’État “, ainsi que de toute loi ou disposition analogues. Car elles sont en contradiction avec la démocratie et le droit moderne qui accordent la liberté de critiquer tous les dogmes, notamment leurs dimensions misogynes et attentatoires aux droits de l’Homme, sans craindre pour sa vie ou sa liberté.
Il en est de même du Code de la famille, fondé sur des préceptes de la charia, qui bafoue la dignité et les droits de femmes, et qu’il faut remplacer par des lois civiles. Il faudrait que dans les écoles, le cours d’instruction civique fondé sur la critique des savoirs et l’imprégnation par les valeurs humaines universelles soit inscrit dans le programme scolaire.

5. La laïcité en Algérie : une utopie réaliste

En dépit de la montée de l‘islamisme politique, ainsi que de la régression partielle et temporaire qu’il a imposée aux peuples et aux États musulmans, nous observons néanmoins, surtout depuis la décolonisation des progrès de la sécularisation dans nos sociétés
et nos États. Les deux processus de sécularisation et de modernité entraîneront immanquablement l’allègement croissant du poids des religions, des particularismes nationaux, ethniques ou linguistiques, ainsi que des pouvoirs politiques sur les libertés individuelles, collectives, et sur les choix de vie des femmes et des hommes. Cette évolution est appelée à s’accélérer avec la mondialisation, et la révolution scientifique et technique en cours, surtout pour ce qui est des technologies de la communication et des moyens de transports. Conjugués à d’autres dimensions de cette révolution, ils réduiront davantage les distances entre les pays, entre les continents et les peuples. Ces derniers seront alors incités à partager des valeurs humaines communes, et à faire reculer encore plus leurs préjugés respectifs. Nous ne voyons toutefois aucunement cette évolution, comme un processus uniforme et univoque. Mais comme une tendance, avec ses avances, ses stagnations et ses reculs sur les court et moyen termes, mais avec des progrès inéluctables sur le long terme. Nous sommes également attachés à une conception matérialiste et dialectique de l’évolution des sociétés humaines, à savoir que ce sont les conditions matérielles des Hommes, qui, en dernière analyse, déterminent leurs consciences, cela ne fait pas de nous pour autant les adeptes d’un déterminisme social, qui minore le rôle des êtres humains dans la lutte pour la transformation de leurs conditions d’existence et leur émancipation. L’instauration de la laïcité dans notre pays est une oeuvre de longue haleine, les laïques algériens ne doivent pas moins s’atteler, dès aujourd’hui, à en poser les jalons. C’est en tout cas l’une des raisons d’être essentielle de la création du Parti pour la Laïcité et la Démocratie.

Vive la République Algérienne Laïque, Démocratique, Moderne et Sociale!
Alger le 5 juillet 2010, P/ le Bureau National.
NB : Toutes les remarques, critiques et enrichissements doivent être adressés à l’adresse suivante : algerielaique@yahoo.fr

Publié dans Le soir d’Algérie du 13 juillet 2010, dans La Dépêche de Kabylie du 15 juillet 2010 et dans El Watan du 19 juillet 2010.


Parti pour la démocratie (P-L-D) « Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »

Samedi 1 mai 2010

Non au système maffieux et à l’intégrisme religieux !
Halte à l’injustice à l’encontre des travailleurs !
Pour la dignité des travailleuses de Hassi-Messaoud !
Pour l’unité d’action des travailleurs dans le cadre de syndicats autonomes !

Depuis plusieurs années, l’Algérie célèbre la journée internationale de lutte des travailleurs pour la satisfaction de leurs droits matériels et moraux dans un contexte de crise générale marquée par un marasme politique, économique, social et culturel sans précédent. Pourtant la manne pétrolière dont les revenus demeurent très importants aurait pu relancer la machine économique et donné un nouveau souffle au pays.
Il n’en est rien ! Le pays est gouverné à vue, il est laissé à l’abandon :
aucun conseil des ministres ni de conseil du gouvernement depuis … janvier 2010! Les deux chambres du parlement, ne servant depuis longtemps qu’à justifier un pluralisme de façade, sont en hibernation faute de projets de lois. Le chômage atteint des records inégalés. Il touche non seulement une proportion significative de la jeunesse, mais aussi les diplômés du supérieur que le marché du travail n’absorbe plus ou disqualifie vers des tâches de seconde zone.
La polarisation des richesses accentue durement la paupérisation de larges couches de la société et jette des millions d’Algériens dans la pauvreté extrême, au même titre que les travailleurs du monde entier. Même les classes moyennes ne sont pas épargnées dans cette descente aux enfers. Le pouvoir d’achat est si dérisoire que la boutade « nos salaires sont en dinars mais nos factures en… euros !! » reprise par les travailleurs résume avec vérité le tragique du vécu.
Dans une situation sociale aussi explosive, une fraction de la jeunesse
bascule dans la délinquance. Des pères excédés de ne plus pouvoir nourrir leur famille, en viennent de plus en plus à l’extrémité du suicide.
Au lieu d’être à l’écoute de celles et ceux qui construisent le pays au quotidien en dépit de difficultés de toute sorte, le pouvoir islamo-conservateur pousse l’indécence à envisager la revalorisation des pensions de retraite de milliers d’assassins recyclés en « repentis ». Ces « repentis » sont mieux considérés que les contractuels de l’ANP qui viennent pour la troisième fois (27/04/10), manifester devant le ministère de la défense pour réclamer un peu plus de dignité. Ils n’ont trouvé que les forces de police qui les ont refoulés sans ménagement au même titre que les travailleurs de la santé et de l’éducation qui ont répondu à l’appel des grèves des syndicats autonomes.
La corruption a gangrené le pays à un point tel qu’aucun jour ne passe sans qu’un nouveau scandale n’éclate au grand jour. Mais le système use de la même ficelle depuis l’ère de Chadli. Au lieu de s’inscrire dans une démarche démocratique transparente, le pouvoir met sous les verrous des lampistes et des cadres, en fait des boucs émissaires quitte à les blanchir après les avoir discrédités aux yeux de la société.

Parallèlement, le terrorisme islamiste continue à décimer les citoyens, les patriotes et les forces sécurité. Le redéploiement du terrorisme lui permet de contrôler certaines zones. L’insécurité est telle que les diplomates étrangers sont astreints à se déplacer avec des sauf-conduits à travers le territoire national et cela en contradiction avec les discours optimistes de Zerhouni sur la sécurité retrouvée.
Ni les trente années de combat pour la défense du patrimoine berbère, ni les immenses sacrifices de 2001 n’ont permis à la langue et la culture amazighe de sortir du ghetto où veut les confiner un pouvoir autiste.
A Hassi-Messaoud, l’année 2001 comme celle de 2010 resteront gravées dans le marbre. Le cri de femmes travailleuses terrorisées et torturées par des hordes sauvages chauffées à blanc par un discours obscurantiste a déchiré le ciel d’Algérie.
Leur combat comme celui de toutes les travailleuses et des travailleurs du pays
sera un symbole pour toutes celles et ceux qui aspirent à une société démocratique, laïque, ouverte aux valeurs universelles et solidaire.
Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD) appelle une nouvelle
fois l’ensemble des forces de progrès à se retrouver autour d’une table pour réfléchir à une alternative démocratique, en dehors du système et de l’islamisme politique.

Pour une solidarité nationale et internationale des travailleurs plus efficace!

Alger, le 1er mai 2010
P/ le Bureau National du PLD.


Manifeste de la Révolution Iranienne

Mardi 22 décembre 2009

La révolution qui a commencé en juin 2009 est l’explosion de la colère refoulée du peuple contre le régime islamique criminel d’Iran. C’est une révolution pour la libération d’un système corrompu, pour détruire une machine de meurtres, de pillages, d’ignorance et de mensonges qui a écrasé la vie du peuple pendant trente ans. Cette révolution ne s’arrêtera pas avant d’avoir démoli tout le système inhumain au pouvoir.

Mais cette révolution ne concerne pas seulement la libération du peuple d’Iran du cauchemar islamique. Elle n’est pas seulement une source d’espoir et d’inspiration pour les régions soumises à l’islam. Cette révolution parle depuis le cœur du peuple du monde. Fondamentalement, elle est une révolution contre la sombre période caractérisée par l’offensive de la Nouvelle Droite et du Nouvel Ordre Mondial, le 11 septembre et l’ascension de l’Islam politique, la guerre contre la terreur et l’embrasement du monde dans la guerre des terroristes. Une période qui, par la métamorphose de l’être humain par la religion, l’ethnie et la nationalité, par la définition des relations entre les membres du genre humains par le Choc des Civilisations, et par la négation des droits universels des êtres humains par la notion du relativisme culturel, a, dans les faits, imposé un Moyen-Age post-moderne à l’humanité. La révolution iranienne est en fait la voie du troisième camp contre cette régression de la bourgeoisie de notre époque. Elle est une voix qui crie « Liberté, Égalité, Identité humaine ». C’est pour cette raison qu’à travers le monde des chansons ont été écrites pour cette révolution et que Neda est devenue l’héroïne du peuple du monde.

La révolution iranienne est, d’abord et avant tout, contre le pouvoir religieux et islamique. Elle est profondément laïque et s’oppose au pouvoir de l’ignorance, de la superstition et du clergé. Par cela, elle poursuit, par une voix radicale, les tâches inachevées ou oubliées de la Révolution Française. Avec la victoire de cette révolution, non seulement la religion sera complètement séparée de l’Etat et du système éducatif, mais tous les privilèges, lois ou traditions qui donnent aux appareils religieux le droit d’interférer dans la vie sociale seront également abolis. La religion sera confinée à la sphère du choix volontaire et des croyances privées des adultes. La religion officielle sera abolie et ce sera la fin de l’emprise de la religion sur la société et les affaires sociales. Aussi, pour la première fois, la véritable liberté d’avoir ou de ne pas avoir de religion sera établie. La révolution iranienne a déjà, de façon pratique, délivré sa sévère censure à la complaisance vis-à-vis de l’Islam politique des gouvernements européens et occidentaux et leurs reculs honteux sur la laïcité. La révolution anti-religieuse en Iran est le début d’une nouvelle Renaissance dans l’histoire humaine.

L’actuelle révolution en Iran est une « révolution féminine », non seulement parce qu’elle est se place directement contre l’apartheid sexuel et un gouvernement misogyne, non seulement parce que les femmes et les filles sont aux premières lignes dans les ferventes manifestations et les combats de rue, mais aussi parce que la maxime « la liberté des femmes mesure la liberté de la société » est de plus en plus présente dans la conscience des masses populaires. L’égalité inconditionnelle des femmes est le décret inviolable de l’actuelle révolution. Cette révolution est une nouvelle étape dans les efforts de l’humanité moderne pour la libération du vil esclavage de genre. Depuis la Révolution russe d’Octobre 1917 jusqu’aux mouvements de libération des femmes en Occident, des manifestations de femmes en Iran contre le voile en mars 1979 aux trente années de résistance et de protestations des femmes contre le voile islamique, les discriminations et l’humiliation, elles sont la colonne vertébrale et l’inspiration de l’actuelle révolution en Iran. La victoire de l’actuelle révolution aura non seulement un impact phénoménal sur le statut et la lutte des femmes dans les pays frappés par l’Islam, mais fera aussi avancer le mouvement de libération des femmes dans le monde dans sa globalité.

La révolution en Iran est pour la liberté. La réalisation de la plus radicale et humaine définition de la liberté individuelle, civile, culturelle et politique est la tâche immédiate de la génération « Twitter » et « Facebook » qui surgit dans la révolte. Elle n’accepte aucune restriction dans la liberté d’expression, d’assemblée, de grève et d’organisation ou d’autres libertés politiques. Elle ne reconnaît aucune limite dans la liberté de critiquer les « sanctuaires ». Elle n’accepte aucune censure sur la culture, l’art, la littérature et l’activité créatrice humaine. Elle est contre toute ingérence de l’Etat ou de toute autorité officielle dans la vie privée, y compris dans les relations et préférences sexuelles, des membres de la société. Non seulement les prisonniers politiques doivent être libérés, mais la notion même de prisonniers politiques devrait être abolie. C’est une révolution contre la peine de mort et contre tous les châtiments brutaux et islamiques. Elle n’est pas seulement contre Kahrizak, mais aussi contre Guantanamo et la culture politique qui y correspond, de la thérapie de choc aux viols et à la torture qui ont été élevés aux rangs d’outils officiels par l’Etat. Ce n’est pas seulement une révolution pour la libération culturelle de l’Islam, de la dictature et de tout obscurantisme et du recours à « c’est leur propre culture », mais elle se lève pour une culture globale, humaine et moderne. Dans ce sens, la comparaison la plus proche de la révolution iranienne sont les mouvements pour les droits civiques des années 1960 et 1970 aux États-Unis et en Europe Occidentale, avec cette différence que cette révolution, avec Marx, va plus loin que la « société civile » et vise une « société humaine » ou une « humanité sociale ».

Cette révolution est la puissante réponse d’une société frappée par la pauvreté aux parasites au pouvoir. C’est une révolution pour abolir la pauvreté, le chômage et le terrible fossé entre la vie d’une minorité milliardaire et la grande masse des gens défavorisés vivant sous le seuil de pauvreté. C’est une révolution non seulement contre le non-paiement des salaires à des millions d’ouvriers, mais dans son essence contre la vente et l’achat de la puissance créative humaine et le pouvoir des lois aveugles et brutales du marché sur la vie des gens. C’est une révolution pour mettre fin à la toxicomanie, à la prostitution, à la situation des enfants ouvriers des rues, à l’absence de logement, à la dépression, au suicide et à toutes les conséquences de la pauvreté qui se déchaînent au sein de la société iranienne. C’est une révolution pour « le bien-être et la dignité », pour « le pain mais aussi les roses ».

Aussi, l’actuelle révolution en Iran concerne la libération de l’être humain dans toutes ses dimensions politiques, sociales, intellectuelles, culturelles et économiques. C’est une révolution contre les fausses identités de l’être humain, qu’elles soient religieuses, ethniques ou nationales, et finalement pour mettre un terme à la division en classes. C’est une révolution pour la dignité humaine, pour le bonheur, la liberté, le bien-être et l’égalité pour tous dans la jouissance des richesses matérielles et intellectuelles de la vie sociale. Elle est en effet une révolution pour la restauration de la volonté de l’être humain, tant dans ses capacités individuelles que sociales. En un mot, comme nous le disons depuis le premier jour, c’est « une révolution humaine pour le règne de l’humain ». Aussi, la révolution en Iran est liée aux grands efforts de l’histoire, de Spartacus aux jacobins de la Révolution Française, des Communards de Paris aux ouvriers de Petrograd, des conseils de la révolution de 1979 en Iran aux mouvements anti-capitalistes des débuts du troisième millénaire allant de Seattle à Rome. La révolution iranienne est fondamentalement contre l’esclavage salarié moderne, dont le temps est depuis longtemps révolu, et qui pour sa survie a eu besoin de recourir à la religion, à la superstition, à la torture, à la terreur et à la bombe nucléaire. Ce slogan des étudiants de Téhéran exprime les bases de la révolution iranienne : Socialisme ou barbarie !

Le triomphe de la révolution du peuple d’Iran sur la République Islamique ouvrira un nouveau chapitre dans le monde et sera une nouvelle pierre de départ pour mettre un terme à l’histoire des classes et commencer une véritable histoire humaine. Le 7ème Congrès du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran appelle le peuple du monde au soutien le plus résolu et enthousiaste de la révolution et du peuple d’Iran. Le Congrès envoie ses salutations aux femmes, jeunes et travailleurs en Iran et les appelle à rejoindre les rangs du parti pour la victoire de cette révolution et la réalisation de ce manifeste.

Adopté à l’unanimité par le septième congrès du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, 5-6 décembre 2009.


Appel à soutenir le Bureau Laïque International

Mardi 8 décembre 2009

Constatant :

- Que la théorie dite du « choc des civilisations » entre d’un côté un occident chrétien, de l’autre un orient musulman, tend à s’imposer au mépris de tous ceux qui, partout dans le monde, militent en faveur d’un modèle politique fondé sur le principe de laïcité ;
Que, sous couvert de défendre un « droit à la différence », de nombreux Etats légitiment la différence des droits entre les citoyens en fonction de leurs options spirituelles, favorisant ainsi les communautarismes ;

- Qu’avec l’aide des religions, des gouvernements tentent d’embrigader les peuples dans des affrontements guerriers meurtriers ;

- Qu’en plus de lutter contre les inégalités existant entre les hommes et les femmes, ces dernières doivent sans cesse défendre les droits acquis, notamment en matière d’égalité socio-professionnelle et de maîtrise de leur corps ;

- Que, dans de nombreux pays, l’avancée des divers intégrismes vient aggraver leur sujétion ;

- Que, malgré un mouvement de sécularisation et de recul des religions, la mondialisation des politiques néolibérales qui, à la faveur du consensus de Washington, ont engagé dès le début des années 80 la marche forcée vers la privatisation et la marchandisation de toutes les activités humaines a exacerbé les replis communautaires (le désengagement de l’Etat nécessitant le recours à des formes de solidarités traditionnelles et la substitution du principe de charité à celui de solidarité nationale) ;

- Que la posture de la gauche communautariste qui n’hésite pas à faire alliance avec les religieux sous prétexte de contrer l’ « impérialisme occidental » est aussi néfaste que la posture néolibérale qui consiste à désinvestir le champ social, laissant ainsi les mêmes religieux s’engouffrer dans la brèche ;

- Que la crise économique actuelle accentue les inégalités de fait et la pauvreté ;
Mais que, partout dans le monde, de nombreuses mobilisations ont lieu pour lier le combat laïque, le combat féministe et le combat social ;

Les organisations et personnes ci-dessous ont constitué un Bureau Laïque International – dit BLI – basé sur les présentes résolutions, en vue de promouvoir le principe de laïcité dans le monde :

1 Nous affirmons notre attachement au principe de laïcité. Le principe de laïcité, notamment par la stricte séparation des Etats et des Eglises, garantit la non-ingérence de la religion dans la sphère de l’autorité publique, en même temps que la parfaite indépendance vis-à-vis de l’Etat des associations religieuses et spirituelles que les individus forment dans la société civile. La laïcité garantit aux citoyens la liberté de conscience absolue : la liberté de croire, de ne pas croire, de changer de croyance, ainsi que la liberté d’expression. A ce titre, la liberté de critiquer les religions ne saurait être remise en question et prévaut sur toutes les tentatives d’instaurer un délit de « diffamation des religions et de leurs prophètes ».

2 Nous affirmons notre attachement au principe de l’égalité et de l’universalité des droits. Attachés que nous sommes à une conception républicaine de la citoyenneté, nous rejetons toutes les formes de régimes qui, au nom d’un particularisme quelconque, segmentent le corps politique, que ce soit en vue de privilégier une catégorie de citoyens ou de l’exclure. A ce titre, nous entendons lutter contre toutes les formes de discriminations, notamment celles que subissent les femmes et les minorités.

3 Nous refusons le néolibéralisme mondialisé, prédateur et destructeur, qui accroît la paupérisation dont les femmes et les enfants sont toujours les premières victimes et qui requiert, comme palliatif au désengagement de l’Etat, le repli sur des solidarités traditionnelles de type communautaire. Face au néolibéralisme, nous appelons à la globalisation des combats.

Aujourd’hui, en cette date du 9 décembre 2009, nous lançons un appel solennel à toutes les personnes et organisations en accord avec les principes ci-dessus afin qu’elles soutiennent notre initiative en signant ce texte et nous rejoignent.

Signature

Si vous souhaitez signer la pétition au nom d’une association ou autre organisation, merci de ne pas remplir le formulaire ci-dessous mais de
nous contacter par email en cliquant ici



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JEAN Robert et JEAN Danielle, Section du Cap Corse du PCF, Clarke Jocelyne, ROBERT, Berdagué Michel, MARTEL GEORGES, DELEMONTEZ, GOUBIER jean marc, Eve Aldridge, SABAS Virginie, outalebfatima, chauzu andre, LEPAYSAN Roland, Dominé, esvan daniel, Lemonnier, Garnier Marie-claude, jourdain, HANS Robert, MARTIN-JAILLOUX Françoise, Benkoski Hubert, CARON, Jason, Nadine Nicolas, Paul Moreel, Sylvie Schoetens, michel joch, GRUM Maja, Stéphane FERMINE, Muriel Petit, edith pech, De Beule Sylvain, véronique ceuppens, SAVONET Françoise, Cédric BENTZ, PECRIAUX Maurice, de cooman, Anne DEPREZ, Dimitri Detemmerman, jerome, sanglier, Ghislaine Caron, GOMAN, Jean-Pierre, Proult Jack, dawans francis, Jemidar, Pécriaux Larissa, De Ceuleneer, Marcel, Élyse-Ann Faubert, LARIVEE Fernand, Langelez, HENNEBICQ, MONTEYNE Nadine, Marie Hélène MOREL, Meirpoel ingrid, Quadflieg, Clemenceau Michel, VANLAER Jean, Vincent GRANVILLE, Larissa Van Halst, Paul VAN LANGENHOVEN, GATHY, Raymond Weigel, claire taillard, Sophie François, J.Francois, Tichon Nicolas, Francis Maizières, PERVILLE Jacques, Michel DAELEWYN, Sam Touzani, Claeys Bernard, Le Saint, Ricciardi Christel, Sanz Rene, Jo Defyn, Nicolas Pomiès, Lucien Cimon, Jean Evrard, Félix Hotz, Lahaye, Nicole, GERARD Céline, Versari Carien, Elies Chalbi, Jacques DAL, Monnom Olivier, KATZ Claude, Raul, DUARTE GASPAR, domergue-Cloarec danielle, Fenerberg Bernard et Cécile, LEVERD MICHELE, Jacques MONTEYNE, André Fromont, Mouetaux Alain, Jean-Christophe Beumier, Saugeras Jean-Pierre, Sandrine Van Cauwenberghe, Ponton Mireille, Tlemsamani Aniss, clerc alain et michele, DELPECH Georges, Martine BEGHAIN - BELGIQUE, GROSFILS, Gérard Couvert, laurent villemonais, Maurice Burggraeve, Jean Bélabre, Michelle SESE, Patrice DECORTE, daniel bukens, René BERTON, Gervais PAREL, François Brouyaux, colette ELSEN, Annette CASPARD, Henri ESCUDIE, Marie Magnée, jean jacques SATRE, VARIERAS, Victor KHAGAN, Antonio TORRES, pierre tralongo, Danielle Charest, Alain FINET, NI PUTES NI SOUMISES Antenne de Liège, Françoise Kayser, richard bouaziz, Mohamed Ali Allalou, Michèle Vermeulen, Jean-Luc JAMET, roger Ferrara, Yves CAELEN, Bernard ROSENBAUM, LABBIZE, Yves MARTIN, Pierre VINCHE, Yves Dohogne, Jean Louis Bouillet, Jean-Paul Lièvre, Fatma Zohra Abdelli, Xavier BAGUET, Francis Grunchard, Jean-Marc MAUFFAIT, REBAI Kamel, Jean-Pierre EL HAOUARI, Johanne Dodier-C., salah zeghidi -TUNISIE, Odette Pouliot, sophie chauveau, Guy Lacaille, Bernard MARCHAL, Odile MAURIN, Alain Azouvi, Dominique VERGNOLE, Karim Bey SMAIL, Ibtissame LACHGAR, Charles-Alexandre Houillon, Willy LAES, Gaëtan GIRIN, Nicolas Gavrilenko, Didier Vanhoutte, Jérôme Mulsant, MENNESSON Christine, flavia caso, michèle soubeyrand, michel sordet, bernard botturi, Olivier Gilbert, Alain Scheffers, Christophe Hénocq, Guy Georges, Caroline Brac de la Perrière, Catherine Giard, gilbert MAREUGE, Antonio Carlos Syllos, catherine BUREL, miguel souad, Viviane CALABUIG, Loisy Jean François, Martine Chantecaille, SAP René, Paul QUILES, Heike VUOLA, LEA TERBACH, Sisyphe.org, Montréal, QC, bénédicte gandoulas, André Landrain, Carlos Esperança, Bernard et Julie Guédon, Leon Ouaknine, Corinne Daudier, Bernard Goulet, Christian RIVAUD, KANAMORI GERALD, Claude Vincent, Niurka Règle, Francesca FERRÉ, Jean-Claude Deffontaine, patricia mari, hervé recoquillé, Yvan DUPONT, Luc KIENZEL, Laurent Borrens, Michel DESCHAMPS, emmanuel cuq, Valentini, CARREL Maurice, Patrick mottet, FORCARI Laurent, Quélennec Michèle, Najia PATTI, allain JOUIS, Jean Claude D\'Halluin, Angélique Desprez, FRANCOIS MARIOTTI, jannick Lauridon, France Muller, Thomas Paris, Henri BIRON, Alain Delannoy, Thierry Claessens, Patrick SIMON, Christine RAJZMAN-KLIGER, André TOUSCH, Monique Robillard, Liliane Guéguen, Lucien ROGER, alain gilet, Norbert Van der Meulen, France Dombrowski, Michelle Alibert, Olivier ADDA, Claude COQUARD, michel dyskiewicz, pierre plougonven, Roland Monnet Pt Cercle Républicain Edgar Quinet Aristide Briand, FRITH Richard, LASNIER Pierre, beatrice berton granie, Bernard Lyonnet, François Mercier, Marie-hélène DACOS-BURGUES, claude PICARD, JOSIANE HUGON, Louis Varenne, Gérard LE BOUQUIN, Philippe Lorre, jean-Paul,Révauger, Michel Mauget-Girard, Céline GOBEILL, Raymond Jack, Agnès MOLON, Nathalie Szuchendler, Prochoix, Jean-Louis FLAHAUT, Michèle BAILET, frederic deverchere, Thiebaut gaillard Marcelline, Mohammed BAZZA, François PREVOST, Michel Rey, sylvie barenfeld, JEAN-YVES DAUX, Léone Simonin, Vanbelle Monique, Jacqueline Duhem, nadine kremer, Aïuti Noëlle, Ivan Polomé, Charrière Rosine, génia Klukowski, Daniel THIEULEUX, René Barrat, Ruff Annick, RENAUD Jean-Pierre, Odile Leclerc, Annie.Noënnec, Daniel Heuclin, Gérard DERVAL, Gérard.BOUBE, CODACCIONI Dominique, PETIT-RIEUX Claudine comédienne, jean jacques CALVET, Max VERDONE, Josette Berrand, Roland REVET, Jean Louis DUCLOU, serge guadagnini, Cathie Le Cuziat, Michel Couderc, Gilbert Barreau, Larher, Raphael JORNET, Corbisier ,Maurice, anne rubel, Marielle Billy, Borgey Eliane, Marie-Hélène CAUX du PASQUIER, trejaut, Laurence BERGES, Colette Martin, Marie, Fouquet, Monique Plaza, Aline Schiffmann, Caroline Pinet, Bozena SCHAAL, Daniel Gapin, André David, edith akrich, Françoise Pothier, Henri Roger, laurent raynaud, jean pierre raynaud, yvon laot, Laurence Granier, annemarie delsol, jc epain, Yeche Marie-Claire, Bernard QUELQUEJEU, Jean-Pierre PETIT, Jean-Pierre NETTER, Francis Coquay, nicole prinderre, ophélie GAPIN, Michelle , Villon, Danielle LEROND, Soumia ZAHIR, Philippe Valcq, Raymond Godefroy, Laurent BONNAYS, Claudine Cieutat Majdabadi, MATHIEU Marie-Noëlle, François Madoré, Serge Cavelier, BRIGITTE BERTHON, Allas Di Tlelli (alias Halim AKLI ), christian levy, Mokhtar Slaoui, Geneviève Larmande, Gilbert Corniglion, Pierre-Yves ROBIN, Henin Paulette, Mohammed DAHAK, Jean-Marie LAVEUVE, PEYS Mayou et Alain, Claudine MARTEL, Jean-Loup Baly, Michel et Mouny BRIQUET, Claudine Baudoux, pessidous françoise, PETRILLI Jean, Christine D\'ORSI, yannick HOUEE, GERIN OLIVIER & JACKIE, Lise Leider, gonzalez del pozo denis, Michèle DALOZ, Jocelyne Cousture-Henry, Patrick CHARIGNON, Noëlle Lebacre, Metin Karauzum, Tartas Claude, FREYSSINET HERVE, desmares martine, jean ziegler, anne couderc, leloir dominique, Luis Miguel VALLEJO, grunder christiane, benyounes khaled, Jean-Bertrand LATAILLADE dden, Y.Coulange, jean-michel cincotta, Thibaud L\'HUILLIER, Mickaël MAISTRE, Ghita Lamharzi, Alain GUILLAUME, Bleuzen Pierre, Jean Pierre Fourré, Diane Guilbault, HENRY François, Khadija Aram, Luc Malaval, VIENNE Jean-Paul, Jacqueline ZERBINI, sciberras michel, Renée Soum, Marie GLANOIS, René BOISSAY, Eric Chartrain, Michel LEGER, Joëlle DIOT, Philippe DUROCHER, Denis JEUNOT, Jean Claude LATRASSE, Mohamed ZIANE-KHODJA, anne marie tomas, Guy Martin, Bernard Pipino, Elsa Cortijo, Armelle Lévy-Collin, Gilles FABRE, Carol DEBY, male, geneviève gouzy, Edith Levy, Mireille Manavella, CHAUDOURNE Serge, Alain MOYSAN, allard marie-france, paul mallinjoud, marie-pierre liquette, Yves GABARET, Catherine Lozée, Isabelle Chabbert, yvette et Fernand Fayollat, Jean Marc JOURDAN, marie-helene patrice, HAUDEBOURG Jeannine, valérie PANZA TORTOSA, LEPERS DEJEHANSART Françoise, Joël AUBIN, hERVET Hubert, bourgeois claude, belleg djamel, Dominique Romann, Colin Walls, Jean-Luc Peysen, Jacques ROUX, Denis Pélissié PS Tarn, anne.christian.éléa Tourlet, Jacques Descamps, le roux jean-jacques, Tettamanti Véronique, Philippe SAVOYE, AM Bilodeau, Aude EXERTIER, Hélène Morin, Jamal ZAIMIA, EXERTIER Michel, Exertier Rodolphe, Eliane Marmonier, baya Meyer, marie francoise favre, micheline manigand, Devaux Vincent, David De Coster, FONTANA Dominique, Virginie Alba-Simm, Lahcen BARKHOUKH, Nicole JOLY, Dominique OSPIZI, Gérardine, Nutile, Gérard Goffredi, Pol Bastin, Hélène Hart, Jean Claude Pomerleau, Claude Dulac, Françoise MAGER, Françoise Francioli, jacqueline salenson, Marie-Ange BORN, Jocelyne DEBAYLE, Catherine Deudon, Odile NOVEL, abbani mouloud, Mado CHEVREUIL, jokaro, viviane baudry, tayeb loulou, René Gauben, Philippe LENOIR, Genevieve CROS, Madeleine Dupisson, Giscloux Solange P C F, Claire Gentili, Nadia Tazi, Dominique LANG, Jacky Lacube, marc lelievre, caussinus sonia, Henri Caussinus, Michel LAMY, jane YZERMAN, Leila LESBET (Association Independante pour le Triomphe des Droits Femmes AITDF- Algerie et membre d, Bruno Menan, Didier De Greef, Pierre Perez, Victor Bonjean, Dominique Nuydt, Nicole MUNIGLIA-Pater, Jean-François THIL, Maire Honoraire, Bernard DENIS, Jean Brixhe, Boris LITOT, Domart Jean-Marc, fatiha, olivier, Couvidat Yann, sociologue, gurtler pierre, Sylvie FAIVRE, DEFRANCE Bob, françoise mitterrand, jean pierre Lihou, plasticien, Gilles BOURGEOIS, Bouquenne Marie, Didier IDJADI, Pierre Soubourou, Alain Billecoq, 1, R Detemmeman, Philippe Lumen, Schelfhaut Jean-Philippe, Pierre J. MAINIL, BOUCQ Jacques, Maurice NAMUR, Claude Rose, elisabeth moissonnier, willy wijns, Joseph Roggemans, Armand BRODER, Guy DUCATE, Farinelle Ariane, jannie meunier, GEIRNAERT Gilles, Marie ALMEIDA, Claude DELOUME, Marie Odile Schmidlin, mirella ghisu, marc marin, LEFOUL Joseph, Mohand MEZIANE, BOUHANNA Charles et Danielle, Claude Dutordoir, Bruno LESCALIER, RIETSCH Sébastien, ANTOINE Richard, Jean-Claude Maurel, Sylvie PELLERIN, Toronto, JEANTET Thierry, Fabienne Bloc, anne-lise loucheron, le calvez jean-luc, Hélène Saussey, Patryck Froissart, Andrée Meyer, Joël Lecoeur, christiane galland, Paul Quélennec, Paul LEBRE,

Les fondateurs du BLI

Coalition for a Secular State, Serbia
Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité (CCIEL), Montréal
Council of Ex-Muslims of Britain
Development Alternatives with Women for A New Era (DAWN),  international network
Equal Rights Now – Organisation against Women’s Discrimination in Iran
Iran Solidarity
Iranian Secular Society
MAREA
, feminist journal, Genova, Italy
Parti pour la Laïcité et la Démocratie (ex MDSL), Algérie
Protagoras, Croatia
One Law for All Campaign against Sharia Law in Britain
Organization for Women’s Liberation (OWL), Iran
Secularism Is A Women’s Issue (SIAWI), international network
Southall Black Sisters, UK
Union des Familles Laïques (UFAL), France
Women Against Fundamentalism, UK
Women’s Initiative for Citizenship and Universal Rights (WICUR) international network
Women in Black - Belgrade (WIB), Serbia
Women Living Under Muslim Laws (WLUML), international network

Sunila Abeysekera, is a human rights activist and is the executive
director of International Women’s Rights Action Watch Asia Pacific
Zarizana Abul Aziz, lawyer, human rights activist, Malaysia
Samia Allalou, journaliste, Algérie/France
Hakim Arabdiou, militant laïque, France
Soheib Bencheikh, théologien, spécialiste des religions et de la laicité, ancien mufti de Marseille, France
Djemila Benhabib, auteure de « Ma vie à contre-Coran », récipiendaire du Prix des écrivains francophones d’Amérique
Codou Bop, journaliste, Dakar, Sénégal
Caroline Brancher, co-responsable du secteur féminisme et laïcité de l’UFAL, Paris
Ariane Brunet, co-fondatrice de Urgent Action Fund , Montréal
Sonia Correa,  co-coordinator of Sexuality Policy Watch and Research Associate at ABIA (Brazilian Interdisciplinary Association for AIDS - Brazil), Rio De Janeiro
Francisco Delgado président de Europa Laica
Yvonne Deutsch, feminist peace activist, Jerusalem
Lalia Ducos, présidente de WICUR, Paris-Alger
Alda Facio, jurist and feminist human rights activist, part of the Campaign for Debaptisation, Costa Rica
Caroline Fourest, essayiste, Paris/France
Gigi Franscisco, coordinator of the DAWN international network, Manila, The Philippines
Pierre Galand, président du Centre d’action laïque (CAL), Belgique
Nadia Geerts, initiatrice du R.A.P.P.E.L. (le-rappel.be), Belgique
Laura Guidetti, President and co-founder of MAREA, Genova, Italy
Marieme Helie Lucas, fondatrice du WLUML et coordinatrice de SIAWI, Algérie/France
Hameeda Hossain, co-chair of South Asians for Human Rights and Chairperson of Ain o Salish Kendra, Dhaka, Bangladesh
Ayesha Imam, Sociologist, human rights activists, Nigeria
Kushi Kabir, coordinaterice de Nijera Kori, Bangladesh
Harsh Kapoor, founder of South Asia Citizens Web (sacw.net), France/Inde
Sultana Kamal, lawyer and human rights activist, Executive Director of Ain O’Salish Kendra, Dacca, Bangladesh,
Cherifa Kheddar, présidente de l’association ” Djazairouna” des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste, Algérie
Catherine Kintzler, philosophe, Paris, France
Monica Lanfranco, journalist, co-founder of MAREA, Genova, Italy
Azar Majedi, president of OWL, Iran/U.K
Maryam Namazie, Campaigner, Iran/U.K
Henri Pena Ruiz, philosophe de la laïcité, France
Fariborz Pooya, Iranian Secular Society, Iran/U.K
Venita Popovic,  Zenica, Bosnia and Herzegovina
Mary Jane Real, lawyer and human rights activist, Manilla, The Philippines
Rhoda Reddock, feminist historian, Professor at the University of the West Indies at St. Augustine, Trinidad and Tobago
Nina Sankari, Présidente de l’Initiative Féministe Européenne (IFE), Pologne
Yves Scheller, Président de l’association Suisse pour la laïcité, Suisse
Aisha Shaheed, historian and women’s rights activist,Canada/Pakistan/UK
Mohamed Sifaoui, journaliste, Algérie/France
Madanjeet Singh, UNESCO Goodwill Ambassador and founder of South
Asia Foundation
Fatou Sow, sociologue au CNRS, Dakar, Sénégal
Gila Svirsky, Women In Black, Jerusalem
Lino Veljak, Professor of philosophy, University of Zagreb, founder of PROTAGORAS, Croatia
Fiammetta Venner, journaliste, Paris/France
Vivienne Wee, anthropologist and women’s rights advocate, Singapore and Hong Kong, China
Stasa Zajovic, founder of WIB-Belgrade, coordinator of the Coalition for a Secular State, Serbia